2024: Smarter, Better, Slower, Stronger

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WOW !!! Le brouillon de cet article existe depuis le 15 mars 2017 et l’idée d’évoquer le sujet du « slow business » me trotte dans la tête depuis bien plus longtemps ! Il était temps de le publier… Mon office annuel est donc la bonne occasion de le mettre-à-jour et d’enfin le partager ! ツ

Slow business ou prendre le temps de bien travailler

Qu’on soit d’accord : 7 ans pour finaliser un article de blog, ce n’est pas du slow business. Attendre le 31 janvier pour souhaiter ses voeux et faire son bilan И-1, oui ! ^^ Du coup, faisons bien, faisons vite : BONNE ANNÉE, ET PLEIN DE BELLES CHOSES POUR 2024 !!! Voilà, c’est fait… mais OUPS…

On nous a appris à travailler et produire toujours plus, avec la valorisation des heures supplémentaires et des self made men workalhcolic. Hors cette course à la productivité a des effets néfastes. 1/ Tu écris des voeux éclatés (cf. ci-dessus). 2/ Ta santé prend cher, tu t’en rends compte sur le tard, une fois que tu es toi aussi complètement cramé. J’ai été ce gros bosseur dès mes 18 ans, cumulant parfois plusieurs emplois, comptant rarement mes heures, et je dois avouer que la quarantaine passée, il est plus dur d’encaisser ce rythme.

L’origine des mouvements « slow »

Faisons le parallèle avec l’alimentation et le mouvement « slow food », initié par le journaliste italien Carlo Petrini. Ce mouvement encourage une cuisine écologique que l’on prend le temps de faire et de consommer ensemble. Réaction en opposition avec le « fast food », synonyme de vitesse, de nourriture industrielle et de consommation déraisonnée, malsaine et/ou solitaire, le « slow food » se veut un art de vivre fondé sur l’éloge de la lenteur, de la convivialité, de la nourriture plus saine. Par extension le mouvement « slow » s’est généralisé : « slow city », « slow sciences », « slow education », « slow management », « slow business », « slow economy ». En français, on retrouve les termes de convivialisme, d’économie de partage ou de décroissance. Ces mouvements cherchent à promouvoir une économie plus durable, sociale, écologique, humaine et saine, mettant fin à la course effrénée à la croissance.

Les avantages à long terme de la gestion du temps

Autre parallèle, basket ce coup-ci, histoire de changer un peu ! 😛 En NBA, on réduit le temps de jeu et le nombre de match des joueurs majeurs. On parle de « load management ». Un objectif évident : s’économiser afin de performer durant les Playoffs et soulever le trophée Larry O’Brien ! Mais cela va bien au-delà, car alléger le calendrier n’exclut surtout pas toute la préparation physique et mentale. Être hors de forme, blessé, malheureux au travail ou dans l’intimité rime rarement avec succès. Dans le sport haut niveau, on fait donc aussi du « slow », car à un moment, l’humain reste un humain, et les individualités demeurent des personnes aux caractéristiques justement uniques. Personnes et unicités qu’il faut préserver au moins autant (si ce n’est plus) qu’on cherche à les maximiser. Quel est le coût de l’adage « personne n’est irremplaçable » et du turn-over qui en résulte ?

Ainsi, le « slow business » est bien plus qu’un simple ralentissement du rythme professionnel. Ce n’est pas non plus en faire moins, c’est FAIRE DIFFÉREMMENT, S’ADAPTER À TOUS MAIS SURTOUT À CHACUN, toujours dans le but de FAIRE MIEUX, « Less is More ». C’est une réinvention totale de notre manière de travailler qui nous invite à réfléchir sur la valeur réelle de nos actions, nous encourage à mettre en avant la qualité des rendus et des relations, à privilégier des projets significatifs sur le long terme plutôt que des succès éphémères. Vous trouverez toujours moins cher, plus rapide, mais à quel prix et pour combien de temps ? Nous ne sommes pas des robots cantonnés aux mêmes tâches sur une chaîne de production comme le voulait Ford.

Comment les entreprises peuvent favoriser un environnement de travail apaisant ?

L’importance de l’équilibre travail-vie personnelle

Les débats du télétravail ou de la semaine de 4 jours font toujours polémiques. Pour ma part, ce sont des évidences. Depuis que je me suis remis à mon compte, j’ai réduit mon rythme, accepté uniquement des missions aux budgets et délais réalistes, où mes compétences et mes recommandations sont considérées. Bilan 2023 : je suis plus épanoui, et ma famille en profite.

Favoriser un environnement de travail apaisant, c’est créer un espace où les forces de chacun se stimulent et se magnifient, où les employés se sentent valorisés, et où la communication est fluide. Le « slow business » encourage les entreprises à adopter des politiques plus flexibles, à reconnaître l’importance de l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Les pauses régulières et le temps de déconnexion sont mis en avant, car ils contribuent à une productivité plus soutenue sur le long terme.

La résilience au cœur du développement professionnel

Le « slow business » ne se contente pas de prôner une décélération, il met également la résilience au centre du développement professionnel. Les défis sont inévitables, encore plus à cette époque de crises économiques, sociales et écologiques, mais la façon dont nous les abordons peut déterminer notre succès à long terme. En encourageant la résilience, les entreprises peuvent s’adapter plus facilement aux changements, surmonter les obstacles, créer des équipes et des activités plus vertueuses.

Parce qu’il est encore temps…

En cette nouvelle année, prônons le « slow business » comme une révolution nécessaire dans notre approche du travail. Optons pour la qualité, favorisons la convivialité, et mettons la résilience au cœur de notre épanouissement tant professionnel que personnel. En 2016, je nous souhaitais de « laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps ». Citation et philosophie de Françoise Sagan que j’ai malheureusement peu appliqué.

Alors, en 2024, ralentissons réellement et offrons-nous une occasion unique de devenir plus intelligents, meilleurs, et plus forts. Redéfinissons notre succès d’une manière qui a du sens et qui dure à titre individuel mais aussi collectif.

Work it. Make it. Dizz it. Makes us
Smarter, Better, Slower, Stronger.

Work it smarter. Make it better.
Dizz it slower. Makes us stronger.
More than ever, hour after hour.
Work harder can be over.

Dizz Punk

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