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#UX : 10 expériences utilisateur frustrantes à supprimer dès la conception d’un site internet



Créer un site internet qui plaît, c’est bien. Créer un site qui retient, convertit, et fidélise c’est mieux. Pourtant, trop d’expériences digital se soldent par de la frustration, de l’agacement… ou pire : un rebond avant d’avoir finalisé le parcours et/ou compris ton offre. Afin d’offrir à tes utilisateurs une expérience fluide, voici 10 UX à bannir d’urgence de tes wireframes. La liste aurait pu être plus longue (malheureusement…), mais c’est déjà un bon début ! ツ

Table des matières

10 UX à bannir de tes interfaces

1. Les pop-ups intrusives dès l’arrivée

Être accueilli par une fenêtre surgissante avant même d’accéder au contenu est l’une des sources de frustration les plus immédiates pour l’utilisateur. Qu’il s’agisse de promotions ou de newsletters, privilégie un affichage différé ou déclenché par une vraie interaction (scroll, clic).

Sur mobile, ces pop-ups nuisent gravement à l’expérience et peuvent même empêcher de naviguer. Éviter ces interruptions, c’est garantir une première impression positive et, donc, une meilleure propension à découvrir ton offre et ta plus-value.

Mention spéciale pour la pop-up qui te fait culpabiliser de quitter le site… #DarkPattern

2. Les vidéos ou sons auto-lancés

Rien de plus désagréable, surtout dans un open space ou dans les transports, que de subir une vidéo ou un son qui se lance sans consentement. Laisse l’utilisateur maître de son expérience : évite les fonds sonores à l’ouverture d’une page, désactive l’autoplay, et propose un bouton « Play ». Cette attention renforce le sentiment de contrôle, une clé majeure de l’engagement et de la satisfaction lors d’une navigation sur un site.

3. Les temps de chargement longs

Pas plus de 3 secondes ! C’est le temps maximal accepté par l’internaute pour que la page internet se charge. Chaque seconde compte. Un site lent, c’est un utilisateur en moins. Le consommateur cherche à maximiser son temps sur le net, et est habitué à de plus en plus d’instantanéité.

Des erreurs que je relève souvent : des images et/ou vidéos trop lourdes, pas de lazy loading, pop-ups intruisives full JS, des scripts tiers inutiles… Erreurs qui s’évitent ou se corrigent pourtant très facilement. D’ailleurs, sans vouloir trop prêcher pour ma paroisse, avec l’éco-conception, c’est juste « by design ».

4. Les navigations labyrinthiques

Un menu complexe nuit à la compréhension. Va droit au but : structure, nomme simplement et ne multiplie pas les sous-rubriques inutilement. Trop d’informations tue l’information. Il s’agit de mettre en relation les utilisateurs avec le contenu approprié rapidement et facilement. On sacralise le taux de rebond bas, mais en soit, si ton contenu et ton parcours est bien réalisé, tu peux avoir un énorme taux de rebond, des temps de visites plus ou moins long (en fonction du contenu) mais surtout, un taux de conversion important ! #SXO #CRO

5. La mauvaise adaptation mobile

Avec le trafic mobile majoritaire depuis plusieurs années, ne pas proposer de version responsive est rédhibitoire. L’adaptation va au-delà du « design replié » : il s’agit aussi d’optimiser la lisibilité, l’ergonomie tactile, le temps de chargement sur réseau mobile souvent plus faible. Un site mal adapté pénalise une grande partie de la stratégie digital et fait fuir les prospects.

6. Les formulaires interminables

Un formulaire trop long freine la prise de contact ou l’achat. Chaque champ supplémentaire représente un risque de décrochage. Privilégie des étapes courtes ou une progression en plusieurs écrans ; affiche clairement l’état d’avancement et les actions attendues (les labels et helpers sont là pour ça !) ; rassure sur la confidentialité.

Limiter les champs, c’est maximiser les conversions. Demander juste l’essentiel, c’est respecter le temps de l’utilisateur et enclencher une relation de confiance.

7. Les call-to-action peu visibles

Il convient de placer judicieusement des CTA (Call-to-Action), ces boutons qui appellent le visiteur à « agir » et le guident vers les bons choix. Un bon CTA doit attirer l’œil sans agressivité, être positionnés stratégiquement, idéalement dans un environnement graphique épuré, formulés avec un verbe d’action et éventuellement accompagner par une mention de réassurance. Couleur, taille, wording accrocheur : teste et optimise pour plus de résultats.

8. Le manque de feedback après une action

Que se passe-t-il après avoir cliqué ? Un bon UX guide l’utilisateur : loader, message de validation, progression… rien de pire que l’incertitude pour générer de la frustration.

Intègre des outils interactifs qui favorisent le lien direct : les modules de tchat en ligne « Click to tchat » et autre fonction « Call me back » participent grandement à l’optimisation du parcours client. Leur finalité est d’accompagner le client dans sa prise de décision en ne le laissant pas quitter le site sans avoir été écouté et conseillé.

9.Les textes illisibles ou informations « cachées »

Police trop petite, mauvaise couleur, contraste faible : la lisibilité est non-négociable. Pensez accessibilité avant tout. #a11y

Au-delà de l’apparence, penser utile et facile d’accès. Évite les contenus sans intérêt, pensés uniquement pour le SEO. Que ce soit des textes, des images, des vidéos ou même des outils type comparateur ou simulateur, visualiser des informations rend celles-ci plus compréhensibles, intéressantes et marquantes. Ton contenu doit rester concret pour ton utilisateur.

Autre exemple, les internautes ont rarement la patience de chercher les coordonnées pour contacter le service client, le service commercial… Si ces informations ne sont pas trouvables facilement et rapidement, cela donne une mauvaise impression. La confiance dans un site marchand passe par un numéro de téléphone visible (et si possible non-surtaxé), afin de montrer qu’en cas de problème, l’entreprise est joignable. Cela confère au site une réalité, une consistance. C’est un élément fort de réassurance même si l’internaute ne compose jamais ce numéro.

10. Les liens cassés, les pages 404, les erreurs…

Arriver sur une page 404 non-personnalisée, ou affichant diverses erreurs, pire, un lien mort peut casser l’expérience de navigation. Prévois des pages d’erreurs engageantes, qui proposent une solution (moteur de recherche, suggestions, contact rapide). Teste régulièrement ton maillage interne afin d’éviter ces frustrations facilement évitables et montrer à l’utilisateur que sa navigation compte.

Et si on jouait un peu…

User Inyerface ou Tota11y Lost sont 2 sites proposant des UIs contre-intuitives. Le premier concentre volontairement toutes les erreurs de design (boutons cachés, formulaires labyrinthiques, pop-ups impossibles à fermer) pour nous faire vivre un cauchemar numérique. Le second nous plonge dans la peau de personnes en situation de handicap confrontées à des obstacles numériques quotidiens, révélant l’ampleur des barrières invisibles pour ceux qui n’y sont pas sensibilisés.

Ces 2 expériences, certes « exagérées » (et encore, comme vu plus haut, ce sont des éléments qu’on retrouve assez souvent), démontrent qu’une interface mal conçue ne fait pas que ralentir : elle aliène, décourage et empêche l’action. À l’inverse, une UX réussie anticipe les besoins, fluidifie les parcours et rend le digital accessible à tous, quelle que soit la situation de l’utilisateur.

Concevoir l’expérience utilisateur, c’est aussi une question d’éthique et de responsabilité : chaque choix de design peut inclure ou exclure, faciliter ou bloquer. User Inyerface et Tota11yLost ne sont pas de simples jeux pédagogiques, mais des rappels essentiels que la qualité de l’UX détermine la relation entre une marque et ses utilisateurs.

Bref, joue-la juste !

Éviter ces erreurs, c’est offrir une expérience fluide, et juste conforme aux attentes de l’internaute. Ne propose pas des interfaces que toi-même tu n’aimerais pas rencontrer. Applique ces 10 conseils pour éliminer les irritants qui font fuir les visiteurs.

Soyons honnêtes, cela ne renforce pas forcément ton image, ni ne booste les conversions et la fidélisation, mais au moins, ça ne les plombe pas ! (cf. User Inuyerface + Tota11y Lost)

Au final, c’est beaucoup de bon sens, notamment normalisé par les règles OPQUAST ou même le RGAA (+ WCAG), et le RGESN (+ WSG). Chez DZGND.studio, on milite pour ces référentiels, centrés sur les vrais besoins, et favorisant des parcours humains, où chaque détail compte pour une expérience optimale.

Un doute concernant l’expérience de tes utilisateurs ? On s’appelle, on s’écrit, on se fait un brief ? ツ #Stoodizz

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